La justice allemande impose à Meta de renforcer le contrôle des publicités frauduleuses diffusées sur Facebook et Instagram. Le tribunal régional de Francfort a ordonné au groupe de détecter de manière proactive certains faux profils et contenus publicitaires utilisés dans des opérations d’investissement frauduleuses.
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par la plateforme allemande d’éducation financière Finanzfluss et son fondateur Thomas Kehl. Son identité, son image ainsi que la marque Finanzfluss avaient été reprises par de faux comptes et des annonces dirigeant les internautes vers des offres d’investissement frauduleuses.
Dans sa décision rendue mercredi, le tribunal a considéré que le rôle des algorithmes de Meta dans la diffusion des annonces ne permettait pas au groupe de se prévaloir, dans cette affaire, de l’exemption de responsabilité applicable aux simples hébergeurs.
La juridiction a ainsi retenu la responsabilité de Meta concernant les publicités frauduleuses publiées par des tiers et diffusées sur ses plateformes dans le cadre de ce dossier.
Le groupe devra empêcher l’apparition de nouveaux contenus frauduleux utilisant le nom ou l’image de Thomas Kehl ainsi que la marque Finanzfluss. La décision porte donc sur les contenus reproduisant les éléments concernés par la procédure.
Meta devra également communiquer des informations sur l’audience obtenue par ces contenus et sur les revenus publicitaires qu’ils ont générés.
Le jugement a été rendu en première instance et n’est pas définitif. Meta conserve la possibilité de faire appel.
















































