L’étage supérieur d’une fusée Falcon 9 de SpaceX pourrait s’être écrasé mercredi sur la Lune. L’impact, attendu vers 06 h 35 GMT, n’avait toutefois pas encore été confirmé officiellement.
L’objet concerné est considéré comme un débris spatial depuis le lancement, en janvier 2025, d’une mission transportant deux alunisseurs. Le propulseur principal était revenu sur Terre, tandis que l’étage supérieur était resté dans l’espace après avoir poursuivi l’acheminement des deux engins.
La NASA et la sonde sud-coréenne Pathfinder Lunar Orbiter doivent tenter de photographier la zone présumée de la collision. Les premières images pourraient cependant nécessiter plusieurs jours avant d’être transmises et analysées.
Des scientifiques et des astronomes amateurs espéraient également observer un éventuel panache de poussière, de roches et de débris soulevé par l’impact et éclairé par le Soleil.
La NASA a assuré que cet événement ne présentait aucun danger pour la Terre. L’agence américaine prévoit de continuer à suivre le débris et d’étudier ensuite le site supposé de la collision.
Si l’impact est confirmé, il devrait laisser un nouveau cratère à la surface de la Lune.
L’événement pourrait aussi fournir aux chercheurs de nouvelles données sur les panaches de poussière produits par ce type de collision et sur les risques associés aux débris spatiaux artificiels.
Ces travaux prennent une importance particulière alors que la NASA prévoit d’établir une présence humaine durable sur la Lune.
Le satellite naturel de la Terre est régulièrement frappé par des météoroïdes. Les impacts provoqués par des objets fabriqués par l’être humain restent en revanche plus rares.
Dans les années 1970, la NASA avait volontairement dirigé certains équipements du programme Apollo vers la surface lunaire afin de recueillir des données sismiques.
Plus largement, des spécialistes alertent depuis plusieurs années sur le risque d’une multiplication des collisions entre débris en orbite autour de la Terre, un phénomène connu sous le nom de syndrome de Kessler.















































