Le crédit bancaire a poursuivi sa progression en 2025, avec une hausse de 8 % portant son encours à 1 258,1 milliards de dirhams. Ce montant représente 73,1 % du produit intérieur brut, selon le rapport annuel de Bank Al-Maghrib sur la situation économique, monétaire et financière.
Cette évolution s’explique d’abord par l’accélération des concours destinés au secteur financier, en augmentation de 23,1 % après 13,8 % un an plus tôt. Les financements accordés au secteur non financier ont également progressé de 4,8 %, contre 2,6 % en 2024.
Les prêts aux administrations locales ont bondi de 56,8 %, après une baisse de 2,4 % l’année précédente. Bank Al-Maghrib relie cette hausse aux crédits mobilisés pour des projets de dessalement de l’eau de mer et pour l’extension de la ligne à grande vitesse.
Du côté des entreprises privées, les financements ont augmenté de 2,7 %. Les crédits à l’équipement ont enregistré une croissance de 13,1 %, tandis que les prêts à la promotion immobilière ont avancé de 6,6 %. Les facilités de trésorerie ont, à l’inverse, reculé de 4,4 %.
Les crédits accordés aux ménages ont progressé à un rythme plus soutenu. Leur hausse est passée de 1,7 % à 3,8 %, sous l’effet d’une augmentation de 3,4 % des prêts à l’habitat et de 5 % des crédits à la consommation.
La production de crédits au profit des entreprises publiques a atteint 103,6 milliards de dirhams. Après prise en compte des remboursements, leur encours a toutefois diminué de 2,5 %. Les facilités de trésorerie ont chuté de 14,3 %, alors que les prêts à l’équipement ont progressé de 13 %.
Les créances en souffrance ont augmenté de 4,2 % pour atteindre 101,6 milliards de dirhams. Elles représentent désormais 8,1 % de l’encours total du crédit et sont couvertes par des provisions à hauteur de 68,2 %.
Chez les ménages, ces créances ont progressé de 6,1 % à 42,1 milliards de dirhams, soit 10,6 % des crédits qui leur sont accordés. Pour les entreprises privées, elles ont augmenté de 2,6 % à 58,7 milliards de dirhams, représentant 12,6 % de leur encours bancaire.
Les évolutions diffèrent sensiblement selon les branches d’activité. Les crédits ont augmenté de 9 % dans le bâtiment et les travaux publics et de 33,6 % dans les industries chimiques et parachimiques.
Des replis ont en revanche été observés dans les industries extractives avec 23,6 %, dans les transports et communications avec 12,7 %, ainsi que dans les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques avec 5,3 %.
En dehors du secteur bancaire, les financements accordés au secteur non financier par les autres sociétés financières ont progressé de 18,9 % pour atteindre 214,7 milliards de dirhams.
Les sociétés de financement ont distribué 172,7 milliards de dirhams de crédits, soit une hausse de 16 %. Sur ce total, 104 milliards de dirhams ont été accordés aux ménages.
Les crédits octroyés par les banques offshore ont atteint 16,4 milliards de dirhams, tandis que ceux distribués par les associations de microcrédit se sont établis à 10,6 milliards de dirhams.















































