Revolut franchit une nouvelle étape dans son développement européen. La fintech britannique a obtenu une licence bancaire en France, renforçant ainsi son implantation dans l’Hexagone et son dispositif destiné à servir progressivement plusieurs marchés d’Europe de l’Ouest.
Le groupe disposait déjà d’une licence bancaire au sein de l’Union européenne en Lituanie. En mars, Revolut avait également obtenu son agrément bancaire au Royaume-Uni après plusieurs années d’attente.
Avec cette nouvelle autorisation française, l’entreprise entend faire de la France l’un des piliers de son organisation bancaire en Europe. Revolut ambitionne de servir plus de 30 millions de clients en Europe de l’Ouest à partir de cette nouvelle structure.
Le déploiement commencera par le marché français avant de s’étendre progressivement à plusieurs pays européens. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et l’Irlande figurent notamment parmi les marchés concernés.
Revolut prévoit ainsi de fonctionner dans l’Union européenne avec deux pôles bancaires. L’entité française prendra progressivement en charge les activités en Europe de l’Ouest, tandis que la structure lituanienne continuera d’occuper une place centrale pour les autres marchés de l’Espace économique européen.
Cette nouvelle étape accompagne des investissements importants annoncés en France. Depuis l’année dernière, Revolut prévoit d’y engager plus d’un milliard d’euros et de recruter 400 personnes.
Le groupe doit également inaugurer l’année prochaine à Paris son siège destiné à l’Europe de l’Ouest.
Une partie des recrutements prévus en France doit renforcer les équipes consacrées à la conformité et à la lutte contre le blanchiment, deux domaines sur lesquels la croissance rapide de l’entreprise avait suscité des interrogations ces dernières années.
Revolut revendique désormais plus de 75 millions de clients dans le monde et cherche à renforcer sa place face aux grands établissements bancaires traditionnels.
Cette expansion s’accompagne d’une forte progression de ses résultats. Le groupe avait annoncé fin mars un bénéfice net de 1,3 milliard de livres en 2025, soit environ 1,5 milliard d’euros, en hausse de 65 % sur un an.
Sa valorisation a également connu une nouvelle progression. À la fin du mois de juillet, elle a atteint 115 milliards de dollars, soit près de 100 milliards d’euros, à l’issue d’une vente secondaire d’actions.
Après la France, le Royaume-Uni et la Lituanie, Revolut poursuit parallèlement ses démarches aux États-Unis, où le groupe souhaite également obtenir une licence bancaire.














































