Meta prévoit une nouvelle phase de réduction de ses coûts, incluant des suppressions de postes et une baisse des budgets alloués à certains sous-traitants. Cette orientation pourrait avoir des répercussions sur les activités de modération de contenus en Europe.
Selon Wired, le prestataire Covalen, basé à Dublin, serait particulièrement concerné. Plus de 700 postes pourraient être supprimés, d’après un courriel interne consulté par le média. L’entreprise intervient notamment dans la modération et l’étiquetage de contenus liés à l’intelligence artificielle.
Une partie des effectifs concernés travaille à la vérification de la conformité des contenus générés par les modèles d’IA de Meta, notamment pour détecter les contenus illicites ou à risque. D’autres missions consistent à tester les systèmes en identifiant d’éventuelles failles dans leurs mécanismes de contrôle.
Des salariés interrogés anonymement par Wired indiquent que leurs activités incluent l’entraînement de systèmes automatisés susceptibles de reproduire certaines tâches actuellement réalisées par des opérateurs humains.
Il s’agirait de la deuxième réduction d’effectifs chez Covalen en quelques mois. En novembre 2025, environ 400 postes avaient déjà été supprimés. Selon le Syndicat des travailleurs des télécommunications, les effectifs pourraient être réduits de manière significative sur une période de six mois.
Ces évolutions interviennent dans un contexte plus large de restructuration chez Meta. Le groupe a annoncé récemment la suppression d’environ 8.000 postes, soit près de 10 % de ses effectifs, afin d’optimiser ses opérations et de soutenir ses investissements, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.
Par ailleurs, certains salariés concernés par ces licenciements seraient soumis à des clauses de non-concurrence limitant leur capacité à rejoindre des entreprises du même secteur. Les organisations syndicales indiquent vouloir aborder cette question dans le cadre des discussions à venir.
Les représentants des travailleurs ont également sollicité un échange avec les autorités irlandaises afin d’examiner les conditions d’emploi dans le secteur technologique et les effets potentiels de l’automatisation sur le marché du travail.

















































