La première édition de la Conférence internationale sur l’intelligence artificielle et le traitement automatique du langage naturel, IANLP 2026, s’est ouverte lundi à la Faculté des Sciences Ben M’Sick de Casablanca. Chercheurs, experts et étudiants y sont réunis pendant deux jours pour échanger autour des avancées récentes de l’IA et de ses applications.
Organisée par la Faculté des Sciences Ben M’Sick, le Laboratoire des Technologies de l’Information et Modélisation et l’Association Marocaine de l’Intelligence Artificielle et de l’Innovation, la rencontre se tient sous le thème de l’IA, de l’informatique intelligente et de la transformation numérique au service d’un avenir plus intelligent.
Dans une allocution vidéo diffusée à l’ouverture, le doyen de la Faculté des Sciences Ben M’Sick, El Bouari Abdeslam, a présenté cette conférence comme un espace scientifique dédié au partage des connaissances et à l’avancement de la recherche dans des domaines jugés stratégiques. Il a également inscrit l’événement dans l’ambition de la faculté de s’affirmer comme un hub africain de référence pour la formation et la recherche en intelligence artificielle.
Le doyen a souligné que l’enjeu ne se limite pas à la maîtrise des technologies intelligentes. Il porte aussi, selon lui, sur la manière de repenser la relation entre l’être humain et la machine.
Pour El Habib Benlahmar, président de l’AM2I, cette conférence offre un cadre de rencontre entre chercheurs, experts et étudiants autour des évolutions de l’intelligence artificielle, en particulier dans le traitement automatique des langues naturelles. Il a indiqué que l’événement prévoit la présentation de près de 120 projets réalisés par des étudiants du Master d’Excellence en IA, ainsi que plus de 160 projets consacrés aux usages de l’IA dans plusieurs disciplines scientifiques, dont la chimie, la physique, la biologie et la géologie.
Le directeur du LTIM, Mohamed Azzouazi, a pour sa part mis en avant l’intérêt de cette première édition organisée au Maroc pour les jeunes chercheurs, doctorants et étudiants. Elle leur permet, a-t-il relevé, d’échanger avec des experts internationaux et des acteurs du monde socio-économique.
Une place particulière est accordée aux étudiants de master et de licence d’excellence, appelés à présenter leurs travaux sous forme de communications et de posters. L’objectif affiché est de consolider les passerelles entre formation, recherche et innovation.
Cette première édition internationale prolonge les workshops IANLP organisés les années précédentes en Belgique. Elle marque une nouvelle étape pour cette initiative et participe au rayonnement de la recherche marocaine et internationale dans le traitement automatique du langage naturel, l’IA générative et les systèmes intelligents.
La conférence a suscité 102 soumissions provenant de chercheurs issus de plus de dix pays, parmi lesquels le Maroc, la France, le Canada, l’Inde, le Sénégal et l’Afrique du Sud. Les propositions ont été évaluées selon une procédure en double aveugle, avec la participation de plus d’une centaine d’experts relevant de plusieurs institutions universitaires et de recherche.
À l’issue de cette sélection, 42 articles ont été retenus pour des présentations orales et une publication dans les actes de la conférence édités par Springer. Le taux d’acceptation s’établit à 44 pour cent.
Le programme scientifique comprend sept conférences plénières animées par des spécialistes venus des États-Unis, du Danemark, de France et du Maroc. Il prévoit aussi des sessions spécialisées, des présentations doctorales, des communications orales, des posters et dix ateliers pratiques consacrés aux applications actuelles de l’IA.
Ces ateliers abordent notamment les assistants intelligents fondés sur les grands modèles de langage, l’IA multimodale, la génération vidéo par intelligence artificielle, les agents intelligents appliqués à la recherche scientifique, l’automatisation sans code, ainsi que le développement de solutions et d’applications basées sur l’IA.
À travers cette programmation, IANLP 2026 met aussi l’accent sur la formation des jeunes talents. Les étudiants du Master d’Excellence en Intelligence Artificielle et de la Licence d’Excellence en Intelligence Artificielle y présentent leurs travaux, dans une logique de rapprochement entre enseignement, recherche appliquée et innovation.















































