L’intelligence artificielle développée au Maroc pourrait servir de point d’appui à des projets technologiques communs dans le monde arabe. À Tunis, l’Organisation arabe des technologies de l’information et de la communication a mis en avant les infrastructures, les compétences et les réalisations du Royaume dans ce domaine.
Son directeur général, Mohamed Ben Amor, considère le Maroc comme un exemple de réussite dans l’adoption de l’IA à l’échelle arabe et africaine. Il estime que les capacités dont dispose le pays peuvent bénéficier plus largement à la région et contribuer au lancement de projets portés dans le cadre de l’organisation.
Cette appréciation repose notamment sur les infrastructures disponibles, les ressources humaines et les projets déjà réalisés. Pour l’AICTO, ces éléments peuvent donner au Maroc une place importante dans le développement de futures initiatives technologiques communes.
L’organisation défend parallèlement une coopération plus étroite entre les pays arabes autour de l’intelligence artificielle. Plusieurs chantiers sont avancés, parmi lesquels l’élaboration d’une stratégie arabe consacrée à l’IA, la mise en place d’un pacte éthique encadrant son utilisation et l’adoption d’un plan d’action commun.
La protection des données constitue un autre volet jugé prioritaire, particulièrement dans le domaine médical. L’absence d’un cadre juridique harmonisé à l’échelle arabe reste un enjeu alors que les applications de santé numérique impliquent le traitement d’informations particulièrement sensibles.
L’AICTO appelle dans ce contexte les pays arabes à rejoindre la Convention 108 du Conseil de l’Europe, présentée comme le seul traité international consacré à la protection des données personnelles.
Ces questions prennent une importance particulière avec le développement de la télémédecine. Son déploiement à grande échelle dans le monde arabe reste confronté à des différences importantes entre les pays en matière d’infrastructures numériques, de capacités liées à l’intelligence artificielle et de disponibilité de ressources humaines qualifiées.
Basée à Tunis et placée sous l’égide de la Ligue des États arabes, l’AICTO travaille au développement des technologies de l’information et de la communication dans la région et à la mise en place de politiques communes.
Ces enjeux sont au programme du sommet international TeleHealth Connect 2026, qui réunit pendant trois jours décideurs, régulateurs et experts. Les discussions portent notamment sur l’avenir de l’intelligence artificielle dans la santé, la souveraineté et la confiance autour des données, le financement de la santé numérique et la cybersécurité.
















































