Les femmes restent largement minoritaires dans le secteur de l’intelligence artificielle, aussi bien parmi les professionnels que dans les fonctions dirigeantes. ONU Femmes met en avant ces écarts dans son rapport Gender Snapshot 2026, publié mardi à l’occasion de l’ouverture de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies.
À l’échelle mondiale, environ 22% des professionnels travaillant dans l’intelligence artificielle sont des femmes. Leur présence se réduit encore davantage au sommet des organisations, puisqu’elles occupent moins de 14% des postes de direction dans ce secteur.
Les hommes représentent ainsi près de huit emplois sur dix et presque neuf fonctions dirigeantes sur dix parmi les acteurs qui participent au développement de ces technologies.
L’écart concerne également l’utilisation des nouveaux outils. Les femmes seraient environ 20% moins susceptibles que les hommes d’avoir recours aux solutions d’intelligence artificielle générative.
Au-delà de l’emploi, le rapport attire l’attention sur les risques associés au développement de ces technologies pour les femmes et les filles. ONU Femmes relève notamment leur utilisation dans certaines formes de violences facilitées par les technologies, ainsi que leur capacité à reproduire des stéréotypes de genre et des discriminations existantes. Les femmes présentes dans la vie publique sont particulièrement concernées par ces risques.
Face à cette situation, l’agence des Nations Unies demande un renforcement des garanties encadrant l’intelligence artificielle et de sa réglementation. Cet appel s’adresse aux gouvernements, aux partenaires de développement et aux entreprises technologiques.
ONU Femmes plaide également pour une participation égale des femmes dans la conception des technologies d’intelligence artificielle et dans les décisions qui accompagnent leur développement, parallèlement à une meilleure prise en compte des risques auxquels les femmes et les filles peuvent être exposées.
















































