Le Maroc occupe la 66e place mondiale sur 121 pays dans le classement d’Anthropic consacré à l’utilisation de Claude.ai. Avec un indice d’usage de 0,90, le Royaume se situe légèrement sous le niveau attendu au regard de son poids démographique.
Ce classement ne mesure pas le volume brut d’utilisateurs. Il compare l’activité enregistrée dans chaque pays à celle qui serait attendue en fonction de sa population. Un score supérieur à 1 traduit donc une utilisation plus élevée que prévu, tandis qu’un indice inférieur signale un usage encore en retrait.
Dans la région, le Maroc se place derrière la Tunisie, 47e, mais devant l’Algérie, 82e, et l’Égypte, 98e. À l’échelle mondiale, il arrive juste après l’Arabie saoudite et le Koweït, et devance la Malaisie ainsi que l’Ukraine.
Les usages observés au Maroc montrent une forte présence des besoins liés à l’apprentissage et au travail numérique. Les devoirs scolaires représentent 11 % des conversations analysées, devant la rédaction de textes de présentation personnelle, le développement d’interfaces web, les contenus promotionnels et la préparation de présentations.
La répartition par domaine confirme cette tendance. L’informatique et les mathématiques concentrent 25,6 % des échanges, soit plus d’une conversation sur quatre. L’éducation et les bibliothèques suivent avec 15,6 %, devant les arts, le design, le divertissement, le sport et les médias.
Ce positionnement traduit un usage encore modéré de Claude au Maroc, mais déjà orienté vers des pratiques concrètes. L’enjeu dépasse désormais la progression dans les classements internationaux. Il porte surtout sur la capacité à transformer ces usages en compétences, en productivité et en valeur ajoutée.















































