L’intelligence artificielle autonome avance vite. L’Union internationale des télécommunications veut désormais poser un cadre commun pour identifier ces agents numériques et mesurer leur fiabilité.
L’agence onusienne spécialisée dans les technologies numériques a annoncé, jeudi à Genève, la création d’un groupe d’experts chargé d’élaborer des référentiels internationaux sur l’identité numérique et la confiance dans les agents d’intelligence artificielle capables d’agir de manière autonome.
Présentée lors du sommet AI for Good, l’initiative répond à l’essor de systèmes capables d’intervenir au nom des utilisateurs. L’UIT relève que ces outils peuvent améliorer la productivité, mais qu’ils exposent aussi les systèmes interconnectés à des risques nouveaux, comme l’usurpation d’identité ou l’exécution d’actions non autorisées.
Baptisé Focus Group on Trust and Identity for Humans and Agentic AI, ce groupe travaillera sur des cadres communs destinés à maintenir un contrôle humain effectif, notamment dans les transactions financières et les infrastructures critiques.
La secrétaire générale de l’UIT, Doreen Bogdan-Martin, a estimé que l’avenir de l’IA dépend de la confiance. Elle a appelé à une coopération entre gouvernements, entreprises, chercheurs et société civile pour renforcer cette confiance.
Les travaux porteront sur une terminologie partagée, des architectures de référence pour l’identité numérique, l’interopérabilité, l’assurance tout au long du cycle de vie des agents et des critères de sécurité permettant d’évaluer leur comportement de façon continue.
Les coprésidents du groupe, Debora Comparin et Amir Banifatemi, insistent sur la nécessité de bases internationales communes pour identifier les agents d’IA, définir les conditions de leur fiabilité et garantir que l’humain conserve l’autorité sur leurs actions.
Ouvert aux experts techniques comme aux spécialistes des politiques publiques, du droit et de la réglementation, le groupe rendra compte de ses travaux au Groupe d’études 17 de l’UIT, chargé des normes de sécurité. Sa première réunion est prévue à Paris en novembre 2026, avant une deuxième rencontre à Genève en janvier 2027.
Selon l’UIT, ces groupes de réflexion doivent accélérer l’élaboration de normes internationales dans les secteurs technologiques en évolution rapide, dont plusieurs concernent déjà l’IA appliquée aux villes intelligentes, aux réseaux et aux systèmes embarqués.















































