Le Maroc consolide son engagement en faveur du gouvernement ouvert. Devant la Chambre des représentants, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a présenté un bilan marqué par la mise en œuvre de trois plans d’action nationaux dans le cadre du Partenariat pour un gouvernement ouvert.
Les deux premiers plans ont enregistré des taux de réalisation élevés. Le plan 2018-2020, composé de 18 engagements, a atteint 84 % d’exécution. Celui couvrant la période 2021-2023, avec 22 engagements, a été réalisé à 83 %. Le troisième plan, engagé pour 2024-2028, comprend 12 engagements et affiche déjà un taux d’avancement de 55 %.
Le dispositif marocain repose sur une gouvernance associant administrations et société civile. Le comité de supervision du plan actuel réunit neuf administrations et neuf associations, selon une représentation paritaire conforme aux normes du Partenariat pour un gouvernement ouvert.
Un portail national consacré au gouvernement ouvert accompagne cette dynamique. Il comprend un espace dédié à la société civile, où plus de 1.000 associations marocaines sont inscrites. Cet outil vise à élargir la participation citoyenne et à renforcer l’accès des acteurs associatifs aux chantiers liés à la transparence publique.
Le Maroc a également vu son mandat renouvelé au sein du comité directeur du Partenariat pour un gouvernement ouvert pour la période allant d’octobre 2024 à octobre 2027. Cette reconduction conforte sa présence dans les instances internationales liées à ce chantier.
La dimension africaine a été mise en avant à travers les Assises africaines du gouvernement ouvert, tenues à Rabat du 5 au 7 mai sous le thème Vers une Afrique ouverte. Cette rencontre a rassemblé plus de 400 participants issus des sphères gouvernementale, parlementaire, institutionnelle, associative et experte.
Les organisations de la société civile africaines présentes ont adopté la Déclaration de Rabat, qui appelle à renforcer l’engagement politique en faveur du gouvernement ouvert en Afrique. Le texte met l’accent sur la transparence, la participation citoyenne et la coopération entre les pays du continent.

















































