Le portail national Idarati se dote d’une nouvelle version qui rassemble désormais 874 services publics en ligne et 2 533 actes administratifs. Le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration a annoncé vendredi le lancement de cette refonte destinée aux citoyens comme aux entreprises.
Cette évolution, menée conformément à la Haute Vision de S.M le Roi Mohammed 6, place l’accès aux démarches numériques au centre du dispositif. Les services sont désormais organisés davantage autour des besoins et des différentes étapes de la vie des usagers plutôt que selon une succession de procédures administratives indépendantes.
Idarati e-Services devient le point d’accès commun aux prestations numériques proposées par les administrations et les établissements publics. Le référentiel doit être régulièrement actualisé avec les institutions concernées afin de maintenir les informations disponibles à jour.
La navigation, le moteur de recherche et l’organisation des contenus ont également été revus. La refonte accorde une attention particulière à l’accessibilité des personnes en situation de handicap et vise une utilisation des services depuis différents appareils, quel que soit le lieu ou le moment de la connexion.
Les usagers disposent par ailleurs d’une fonctionnalité leur permettant de transmettre directement leur avis sur les services publics en ligne. Ces retours doivent servir à identifier les usages et à faire évoluer les prestations proposées aux citoyens et aux entreprises.
L’intelligence artificielle fait également son entrée dans le portail à travers une Marketplace dédiée. Elle doit réunir des solutions destinées notamment à faciliter l’orientation des usagers, le traitement des informations administratives et le travail des agents publics.
Cette nouvelle architecture doit préparer le déploiement d’Idarati X.0. Cette prochaine étape prévoit notamment une articulation avec le portefeuille numérique national, l’identité numérique et l’interopérabilité des systèmes.
Le dispositif repose aussi sur le principe selon lequel une information déjà communiquée à l’administration n’aurait pas à être demandée une nouvelle fois. À terme, ces différents outils doivent permettre de proposer des parcours plus personnalisés, avec la possibilité de signaler certaines échéances, d’orienter automatiquement l’usager ou de lui indiquer un service susceptible de répondre à sa situation, dans un cadre sécurisé et respectueux de ses droits.
















































