Le gouvernement a porté l’enveloppe du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 de 115 à 143 milliards de dirhams, dans le cadre d’une réorientation de la politique hydrique vers des solutions structurelles et durables. Le chiffre a été présenté mardi à Rabat par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, lors d’une séance consacrée à la souveraineté alimentaire à la Chambre des Conseillers.
Cette actualisation a notamment permis d’accélérer le recours aux ressources en eau non conventionnelles. La capacité de production du dessalement d’eau de mer doit atteindre 415 millions de mètres cubes à fin 2025, contre 46 millions de mètres cubes en 2021, soit une multiplication par neuf.
Le gouvernement prévoit également de nouvelles stations de dessalement, pour une capacité d’environ 1,7 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030. Selon Aziz Akhannouch, ce volume permettra de couvrir les deux tiers des besoins en eau potable et d’irriguer 147 000 hectares.
Deux projets d’interconnexion des bassins hydrauliques ont aussi été réalisés pour répondre aux déficits structurels de certaines régions. Menés dans des délais ne dépassant pas dix mois, ils permettent de transférer plus de 400 millions de mètres cubes d’eau par an et d’approvisionner plus de 11 millions de personnes sur l’axe Rabat-Casablanca.
Le Chef du gouvernement a également évoqué l’achèvement de sept grands barrages, d’une capacité de stockage d’environ 1,7 milliard de mètres cubes. Douze autres grands barrages sont en cours de construction, avec l’objectif de porter la capacité globale de stockage à près de 27 milliards de mètres cubes.
La réutilisation des eaux usées fait partie des leviers mobilisés. Son volume atteint environ 52 millions de mètres cubes par an, en parallèle de la poursuite des programmes d’économie d’eau, aussi bien pour l’eau potable que pour l’irrigation.
Aziz Akhannouch a aussi relié la souveraineté alimentaire à la souveraineté énergétique. Il a rappelé l’objectif de porter les énergies renouvelables à 52 pour cent du mix énergétique à l’horizon 2030. La part des renouvelables dans la puissance électrique installée est passée de 37 pour cent en 2021 à 46 pour cent actuellement.
Dans ce cadre, le lancement de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert a été présenté comme un chantier stratégique. Le gouvernement entend réduire la dépendance aux sources d’énergie traditionnelles et renforcer la capacité nationale à répondre à la demande croissante, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI.















































