Les avocats marocains doivent reprendre temporairement leurs prestations professionnelles à compter du 7 octobre, après plus de quatre mois de mobilisation. D’ici cette échéance, l’arrêt du travail reste maintenu, selon la décision prise dimanche à Rabat par l’Association des barreaux du Maroc.
Cette reprise ne met pas un terme au mouvement engagé par la profession. L’Association maintient ses revendications et continue de contester certaines dispositions du cadre régissant l’exercice du métier, qu’elle considère comme préjudiciables à l’indépendance et à l’autonomie des avocats.
La date retenue intervient dans une période marquée par les élections législatives du 23 septembre et la mise en place attendue de nouvelles institutions. L’organisation professionnelle entend laisser aux responsables issus du scrutin la possibilité de se saisir des désaccords liés au cadre juridique de la profession.
Les barreaux continuent notamment de défendre l’indépendance de la profession, son autorégulation, son immunité et la préservation de ses acquis. La reprise annoncée est ainsi présentée comme une suspension provisoire de la mobilisation et non comme une acceptation des dispositions contestées.
L’Association évoque également les conséquences matérielles et psychologiques de plus de quatre mois d’interruption des prestations pour les avocats. Elle entend profiter de cette nouvelle étape pour poursuivre le traitement de ses revendications tout en préparant la suite de sa mobilisation en fonction de l’évolution du dossier.
À compter du 7 octobre, les avocats retrouveront donc temporairement leur activité professionnelle. Le différend autour du cadre régissant la profession restera cependant ouvert, l’Association conditionnant la suite de son mouvement aux réponses apportées à ses revendications.
















































