La contestation contre la nouvelle loi encadrant la profession d’avocat se durcit au Maroc. La Fédération des associations des jeunes avocats appelle à maintenir l’arrêt des prestations professionnelles et la suspension de l’assistance judiciaire, tout en envisageant de nouvelles formes de mobilisation.
Dans un communiqué publié mardi, l’organisation demande aux avocats de poursuivre le mouvement engagé contre la loi 66.23. Elle souhaite également que la décision de recourir à des démissions collectives puisse être mise en œuvre lorsque les circonstances le permettront.
La nouvelle législation relative à l’organisation de la profession d’avocat a été promulguée puis publiée au Bulletin officiel le 20 août 2026. La Cour constitutionnelle n’avait auparavant pas pu se prononcer sur sa conformité à la Constitution en raison d’un problème de procédure lié à sa saisine.
La Fédération conteste aussi les conditions dans lesquelles le texte a parcouru les différentes étapes de la procédure législative depuis sa première version en 2022. Elle estime notamment que les compromis établis au cours du processus n’ont pas été respectés.
Le mouvement pourrait désormais s’étendre au terrain électoral. La Fédération appelle au boycott des prochaines élections professionnelles afin de manifester le rejet de la loi. Elle souhaite également qu’une position soit arrêtée concernant les prochaines élections législatives.
L’organisation demande parallèlement la tenue d’assemblées générales extraordinaires dans les différents barreaux du Royaume. Ces réunions devraient permettre aux avocats de décider des prochaines étapes de la mobilisation et de maintenir une position commune face à la réforme.
La Fédération réaffirme enfin sa volonté de poursuivre les actions décidées par la profession et de participer aux prochaines étapes du mouvement contre la loi 66.23.














































