Le programme Gen Intègre, lancé par l’INPPLC, mise sur une approche pédagogique interactive pour ancrer les valeurs de probité chez les élèves, non comme un simple contenu de sensibilisation, mais comme un comportement civique au quotidien.
C’est ce qu’a souligné, lundi à Rabat, le président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Mohamed Benalilou, à l’ouverture de la rencontre nationale d’évaluation de la première phase du programme.
Selon lui, Gen Intègre ne repose pas sur une approche classique où l’apprenant reçoit passivement des connaissances. Le programme cherche plutôt à faire de la probité une pratique quotidienne, visible dans la relation de l’élève avec son environnement scolaire et social.
Mohamed Benalilou a estimé que la force du dispositif ne réside pas uniquement dans ses résultats quantitatifs, mais aussi dans les dynamiques créées au sein des établissements participants. Il a mis en avant les initiatives et interactions suscitées par le programme, ainsi que la capacité des acteurs éducatifs et des apprenants à s’approprier ses objectifs.
La première phase a concerné 56 établissements scolaires répartis sur trois académies régionales d’éducation et de formation. Elle a bénéficié à près de 2.000 élèves, filles et garçons, ainsi qu’à 432 cadres pédagogiques et administratifs.
Les résultats de l’évaluation font ressortir des niveaux élevés d’interaction et de satisfaction, aussi bien chez les apprenants que chez les cadres éducatifs. Pour le président de l’INPPLC, ces éléments confirment la pertinence de l’orientation retenue et son importance dans le renforcement de l’éducation aux valeurs au sein du système éducatif.
Le passage de l’expérimentation à la généralisation ouvre toutefois de nouveaux défis. Mohamed Benalilou a cité le maintien de la qualité de mise en œuvre, la cohérence du modèle pédagogique, la qualification des ressources humaines et les conditions nécessaires à la continuité institutionnelle.
L’objectif est de faire de l’éducation à la probité une composante durable des efforts nationaux de renforcement de la confiance et d’ancrage des valeurs de citoyenneté. Le président de l’INPPLC a rappelé que la probité ne relève pas d’une seule institution, mais implique les acteurs publics, éducatifs et civils.
Il a appelé à construire une large alliance sociétale pour faire de la probité une culture quotidienne et un comportement social ancré, au-delà des actions ponctuelles de sensibilisation. Pour l’INPPLC, l’ouverture sur l’école s’inscrit dans une vision de long terme, où la prévention de la corruption passe d’abord par la construction de la conscience avant le recours aux mécanismes de sanction et de reddition des comptes.















































