Le Maroc a présenté au Caire les avancées enregistrées dans la généralisation de la protection sociale et dans l’institutionnalisation du dialogue social, à l’occasion de la 52e session de la Conférence arabe du travail.
Intervenant au nom du ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Nour El Amarti a rappelé que près de 32 millions de personnes bénéficient désormais de l’Assurance maladie obligatoire de base.
Le nombre de Marocains exerçant une activité sans disposer auparavant d’une pension et désormais intégrés au régime de retraite approche, pour sa part, les 5 millions.
Cette évolution s’inscrit dans le chantier Royal de généralisation de la protection sociale et dans la volonté de renforcer le modèle d’État social.
Le dialogue social a également occupé une place importante dans la présentation marocaine. La Charte nationale sur l’accord social, signée en avril 2022, a été suivie d’un nouvel accord conclu en avril 2024.
Ces engagements portent notamment sur l’amélioration des revenus dans les secteurs public et privé, la révision de l’impôt sur le revenu, la réforme des retraites et l’évolution de la législation du travail.
Le Maroc a également achevé en 2025 la procédure d’adoption de la loi organique encadrant l’exercice du droit de grève. Le texte a été publié au Bulletin officiel après plusieurs cycles de dialogue social.
La délégation marocaine a par ailleurs mis en avant les politiques consacrées à l’emploi et au développement des compétences.
Une nouvelle feuille de route pour l’emploi accorde une place centrale à l’inclusion économique des jeunes, avec l’objectif de mieux coordonner les politiques publiques et d’adapter le marché du travail aux transformations économiques et technologiques.
Le développement des Cités des métiers et des compétences dans les différentes régions du Royaume participe également à cette stratégie. Ces structures sont conçues en fonction des besoins économiques propres à chaque territoire.
Les échanges au Caire ont aussi porté sur les défis communs aux marchés du travail arabes, parmi lesquels le chômage, la transformation numérique, l’intelligence artificielle et les changements climatiques.
Le Maroc a plaidé pour des réformes de l’éducation et de la formation professionnelle, le développement de socles nationaux de protection sociale et une meilleure intégration du secteur informel.
Quelque 530 participants prennent part à cette 52e session, qui réunit des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs ainsi que plusieurs organisations régionales et internationales.
















































