Le potentiel de l’Afrique ne suffira pas, à lui seul, à produire une croissance durable. Pour Ryad Mezzour, le continent doit d’abord renforcer la confiance dans ses propres capacités, investir dans les infrastructures et maintenir des politiques publiques cohérentes sur le long terme.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce s’exprimait lundi à Rabat lors de la quatrième édition de l’Africa Economic Symposium.
Il a rappelé que l’Afrique dispose d’une population jeune, de nombreux talents et de ressources naturelles importantes. Ces atouts restent toutefois freinés par les difficultés d’accès à l’électricité, les insuffisances de certains systèmes éducatifs et les problèmes de stabilité.
Ryad Mezzour a insisté sur la nécessité, pour les pays africains, de croire davantage en leur capacité à concevoir des réponses adaptées à leurs propres réalités. À ses yeux, le continent doit s’appuyer sur ses compétences et ses ressources pour bâtir ses modèles de développement.
Le ministre a également évoqué l’expérience du Maroc, qui a choisi l’ouverture économique et l’exposition à la concurrence internationale, malgré les coûts sociaux et économiques liés à cette orientation.
Les investissements publics dans les infrastructures ont occupé une place centrale dans ce choix. Les ports, les autoroutes et les équipements logistiques ont contribué, selon lui, à créer les conditions nécessaires au développement d’un tissu industriel compétitif.
L’essor de l’industrie automobile, devenue le premier secteur exportateur du Royaume, illustre cette trajectoire fondée sur des investissements engagés dans la durée.
Ryad Mezzour a également abordé les transformations liées à l’intelligence artificielle. Il a estimé que ces technologies peuvent donner aux petites entreprises et aux individus un accès à des connaissances et à des capacités autrefois réservées aux grandes structures.
Il a toutefois souligné l’importance de former les citoyens à un usage maîtrisé de ces outils et de développer des solutions adaptées aux besoins des personnes, des communautés et à leurs valeurs.
L’Africa Economic Symposium se poursuit pendant deux jours. Les échanges portent notamment sur la valorisation des ressources naturelles, la transition climatique et énergétique, la transformation numérique, les politiques sociales et les mécanismes de financement nécessaires au développement du continent.















































