L’ouvrage Oxford Handbook of the Moroccan Economy, consacré à l’évolution économique du Maroc, a été présenté mercredi à la Faculté des Sciences juridiques, économiques et sociales d’Agadir.
Publié par Oxford University Press, ce manuel réunit 53 contributeurs et propose, en 34 chapitres, une lecture de long terme de l’économie marocaine entre 1960 et 2025. L’ouvrage est dirigé par Karim El Aynaoui, économiste et président exécutif du Policy Center for the New South, et Arkebe Oqubay, professeur titulaire de la chaire British Academy Global à l’université SOAS de Londres.
Pensé comme une référence académique et analytique, le livre revient sur les grandes tendances qui ont accompagné la transformation du Maroc. Il examine les évolutions sectorielles, les choix de politiques publiques, les faits marquants de l’histoire économique nationale et les défis qui continuent de structurer la trajectoire du pays.
Pour Aziz Ajbilou, professeur à l’Université Mohammed VI Polytechnique, l’ouvrage traite des principaux sujets au cœur du débat économique marocain. Transformation structurelle, productivité, industrialisation, innovation, développement du secteur privé, insertion dans les chaînes de valeur mondiales, marché du travail, informalité, pauvreté, inégalités, éducation, santé, transition énergétique et développement régional y occupent une place centrale.
Le manuel s’adresse aux chercheurs, étudiants, décideurs publics, acteurs du secteur privé et praticiens. Il vise à offrir une base de connaissances solide, accessible et structurée sur l’économie marocaine, dans sa profondeur historique comme dans ses enjeux actuels.
Selon le Policy Center for the New South, l’un des enseignements majeurs de l’ouvrage tient à la combinaison de plusieurs facteurs dans la transformation économique du Maroc. Le manuel met en avant la stabilité macroéconomique, les investissements dans les infrastructures, l’amélioration du cadre réglementaire, la montée en puissance des agences de régulation et la capacité croissante de coordination publique.
Cette trajectoire s’est construite dans un contexte marqué par plusieurs chocs. Le Maroc a dû faire face à la crise financière de 2008, à la pandémie de Covid-19, aux demandes sociales, à la guerre en Ukraine, aux sécheresses répétées et au séisme d’Al Haouz.
L’ouvrage ne se présente ni comme un exercice de célébration ni comme un plaidoyer. Il propose une lecture fondée sur les données, attentive aux progrès réalisés, aux contraintes encore présentes et aux arbitrages qui accompagnent les choix de développement.
Sa publication s’inscrit dans la mission du Policy Center for the New South, qui entend contribuer au débat stratégique et à l’élaboration des politiques publiques au Maroc et en Afrique. Le manuel vient ainsi enrichir les travaux du centre sur les trajectoires de développement, les réformes économiques et les transformations structurelles.
Après Agadir, l’ouvrage doit également être présenté à la Faculté polydisciplinaire de Taroudant. Il est disponible en accès libre sur les sites du Policy Center for the New South et d’Oxford University Press, afin d’en faciliter la diffusion auprès du monde académique, des décideurs et du grand public.

















































