À Rabat, vendredi soir, un nom s’est définitivement inscrit dans les annales de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. En ouvrant le score face au Cameroun en quart de finale, Brahim Diaz a réalisé un exploit jamais observé depuis la création de la compétition : marquer lors de ses cinq premières apparitions en phase finale. Soixante-sept ans d’histoire balayés par une constance offensive exceptionnelle.
Jamais un joueur n’avait réussi une telle série dès son entrée dans une CAN. Plus marquant encore, Diaz devient le premier footballeur depuis 57 ans à trouver le chemin des filets lors de chacune des cinq premières rencontres d’une même édition. Une régularité rarissime, symbole d’un joueur au sommet de sa maturité footballistique.
L’exploit prend une autre dimension statistique. En marquant contre cinq sélections différentes au cours d’un seul tournoi, il rejoint un cercle ultra-restreint, jusque-là réservé à l’Égyptien Gedo lors de la CAN 2010. Une référence absolue, désormais partagée.
Face aux Comores, au Mali, à la Zambie, à la Tanzanie puis au Cameroun, le joueur du Real Madrid a frappé à chaque étape, souvent dans des moments clés, souvent pour libérer son équipe. Deux fois élu homme du match, il s’impose comme le moteur offensif des Lions de l’Atlas et l’un des visages forts de cette édition marocaine.
Au fil des rencontres, Diaz n’a pas seulement empilé les buts. Il a imposé un leadership naturel, une influence constante dans le jeu et une capacité à répondre présent sous pression. À ce stade de la compétition, sa CAN n’est plus une surprise, mais une démonstration. Et son nom circule désormais avec insistance parmi les favoris pour le titre de meilleur joueur du tournoi.



















































